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BIOGRAPHIE
Né à villemomble le 1er mai 1964
dans une famille d’artistes dont le père est un des plus grands
joailliers-créateurs de l’époque, thierry Vendome grandit a Paris
dans une pleine de vitalité créative où se croisent les familiers et
les amis : peintres, poètes, écrivains, sculpteurs, photographes et
créateurs-joailliers qu’ils soient belges, suisses, allemands
espagnols…
A 9 ans il accompagne déjà ses parents au Salon des Artistes
Décorateurs et baigne avec bonheur dans un climat moderniste où
Vsarely, Sotto, Paco Rabanne … et l’univers des arts décoratifs de
l’époque retiennent toute son attention et aiguisent son œil de
jeune créateur.
Dès l’adolescence, tout en faisant son apprentissage chez son
père,il dessine des bijoux qu’il réalise dans les matériaux de
récupération comme ces bois flottés que la nature généreuse fait
échouer sur les rivages de la presqu’ïle du Cotentin et pour
lesquels il se passionne.
C’est son premier espace de liberté dont il mesure la fragilité sur
ce long chemin de créateur où il est conscient d’être l’héritier de
ces « géants » dont il parle qui ont été les pionniers dans la
lignée desquels il inscrit sa volonté de poursuivre.
En 1990 il suit un stage en Belgique à l’Abbaye de Maredsous
transformée en école de joaillerie puis reprise en main par le
regard créateur belge, ami de la famille, Jean-Pierre de Sadeleer.
Il peut alors « avoir de l’or dans les mains » au sens propre comme
au figuré puisqu’il va créer 30 pièces originales et un peu
« sauvages » où les perles et les pierres magnifieront les bagues,
pendentifs, bracelets et broches qui vont constituer le point de
départ de l’esprit très personnel des collections à venir.
Pourtant, pendant cinq ans il va se mettre volontairement en retrait
de ses propres créations. Ce sera une période de maturation active
où le soir après le travail il peint, froisse de l’aluminium
compressé, réalise des sculptures en bas-relief et en épaves.
Il s’adonne aussi à la connaissance de l’histoire de l’Art et
cherche à comprendre et à décrypter les mouvements artistiques de
son époque.
Un premier voyage en Chine en septembre 1995 lui ouvre les portes
d’une civilisation pluri-millénaire et de ses mystères. Il en ramène
des monnaies impériales en bronze et des porcelaines antiques qu’il
recycle en bijoux comme ce collier poétique qu’il intitule « Jardin
extraordinaire » repris en écho et en photo par une presse
enchantée.
En septembre 2003, il ouvre sa première boutique-atelier en plein
cœur du Marais drainant toute une clientèle d’artistes
avant-gardistes propre à ce quartier de Paris.
Thierry Vendome n’est pas un créateur passif. Les questions qu’il se
pose sur son époque à laquelle il adhère, il les transpose dans ses
créations qu’il veut contemporaines. Il renverse les diktats et les
formes, remplace les vides par des pleins, surprend par l’usage
qu’il fait des déséquilibres harmoniques de ses créations et
réapprend à ses clients l’usage moderne ludique mais toujours abouti
de la parure.
Il revisite les volumes, recrée des espaces nouveaux, réinvente sur
le matériau brut comme pour ses pendentifs en galets incrustés, ses
colliers broches en bois de fer ou sa série sur le « Rouilles » dont
il se dit tés inspiré « par matière d’acier explosé, violente qui
tient dans le temps ».
« Je veux, dit-il, mettre de la force dans mes bijoux ». il va y
mettre aussi de l’aérien et du magique comme pour les cercles
mobiles inspirés d’Agam ou « Galaxies » dont il fait sa signature un
rien cosmique.
Avec ses bagues « double-fenêtre » offertes sur un lit de diamants
sous l’éclat de la pierre, il propose à la façon d’un magicien
éclairé quelques repères à ceux qui nombreux se réchauffent à porter
ces bijoux intemporels et si réels.
Par Isabelle Dillmann
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